Le procès du FIFAgate

Le procès du FIFAgate

La juge Pamela Chen est sous le feu des projecteurs. Nommée par Barack Obama en 2013 dans le district est de New-York, elle est chargée du procès du FIFAgate qui commencera le lundi 6 novembre à Brooklyn. Il y a deux ans et demi elle avait ordonné la remarquable opération de police à l’hôtel Baur qui se situe au bord du lac de Zurich. La justice nord-américaine s’apprête à entendre trois des quarantes-deux figures du football mondiale impliqué dans l’affaire pour corruption, racket, escroquerie, blanchiment d’argent et fraude.

À la barre sont appelés José Maria Marin , 85 ans, et ancien patron de la confédération brésilienne de football entre 2012 et 2015. Il était également chef du comité d’organisation du mondial de football en 2014. Manuel Burga , ex-président de la fédération Péruvienne entre 2002 et 2014 et Paraguayen Juan Angel Napout , il était le numéro un de la confédération d’Amérique du sud et ancien vice-président de la fédération internationale de football. Tous les deux ont été arrêtés en décembre 2015.

150 millions de pots-de-vin versés depuis 1991

 

Les trois dirigeants n’ont pas reconnu leur culpabilité dans cette affaire, leur comparution est le fruit d’une longue enquête qui a permis de mettre le doigt sur 150 millions de dollars de pots-de-vin versés aux dirigeants depuis 1991. Tout ça en échange de droit médiatiques et marketing lors de compétitions qui ont été organisées aux Etats-unis et en Amériques du Sud.

Les enquêteurs ont examinés le mode de corruption que les dirigeants de la Conmebol et de la Confédération de l’Amérique du Nord, centrale et des caraïbes ont mis en place. Pour le moment, deux condamnations ont été prononcées pour Costas Takkas , ancien secrétaire général de la fédération des îles Caïmans qui passera trois mois en prison et pour, Hector trujillo qui lui, est condamné à huit mois d’incarcération. Ces deux acteurs avaient plaidé coupable lors de leur procès.

En revanche, la justice devrait être moins clémente avec Jeffrey Webb arrêté lui aussi à l’hôtel Baur et qui en saura plus sur sa peine le 24 janvier 2018. Lui aussi avait reconnu sa culpabilité devant les tribunaux.

La FIFA réclame des dédommagements

De l’autre côté, la FIFA se place en victime et a demandé à la justice américaine, en mars 2016, des dédommagements financiers. La FiFA demande aux dirigeants inculpés de lui rendre les salaires, bonus, bénéfices et autres compensations qu’elle leur a accordé depuis 2004. Les pertes estimées de la FIFA sont évaluées à plus de 28 millions de dollars.

Le procès est loin d’être terminé, puisque d’autres chefs d’inculpations visent Juan Angel Napout , Manuel Burga, José Maria Marin pour corruption et fraude. Ils encourent des peines de prison pouvant aller jusqu’à 20 ans.

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