Triumph, le mythe

Triumph, le mythe

Triumph, ou l’histoire de la plus légendaire des cylindrées.

De Kerouac à James Bond, nombreux sont les fous qui ont rêvé de triumph. Une ligne épurée, brutale, féroce, un phare unique centralisé rappelant les coupes des années 30, un guidon bas, incurvé, confortable, une banquette en cuir ou en plastique, et surtout un monstre de puissance dans le ventre, voilà quelques éléments qui ont contribués au succès des motos les plus en vue du 20ème siècle. Mais d’où viennent ces fabuleux engins ? D’où viennent ces motos dont le son est si agréable qu’on s’en ferait une berceuse ?

Les bêtes ont commencé à envahir les routes dans la fin des années 1880, l’entreprise triumph voit le jour en 1887, par le génie Siegfried Bettman. L’Allemand nomme la société après son nom pour finalement adopter Triumph l’année suivante. Le premier modèle de motocyclette apparaît en 1902, et grâce à son système de rotation à soupapes latérales acquiert vite une réputation de moto puissante et robuste. La puissance va alors assez vite augmenter pour atteindre avant la guerre 550 cm cubes, une puissance encore aujourd’hui assez rare dans les engins peuplant nos routes. Pour donner un ordre, la kawasaki ninja la plus commercialisé possède un moteur d’une puissance de 250 cm cubes.
Triumph, en équipant l’armée allemande pendant la première guerre mondiale permet d’asseoir sa réputation de deux roues robustes, puissantes. Le mythe est alors né. Une moto si fiable et puissante qu’elle permet d’aider des soldats à combattre.

Mais si l’entreprise a su résister au désastreux entre deux guerre, c’est grâce à un formidable ingénieur du nom de Val Page en 1932. Pari audacieux, quand on connaît la situation de l’Allemagne dans les années 30. Le krach de Wall street a eu de telles répercussion sur ce pays qui n’arrive pas à se remettre du traumatisme de 1918… La crise fait rage, les billets de banques sont utilisés pour se chauffer, le charbon coûtant trop cher et la monnaie ayant été sur dévaluée, et la pomme de terre devenait monnaie nationale. Crise telle qu’elle a contribué à l’avènement de celui qui fut le plus gros traumatisme des européens.

Néanmoins, cet ingénieur révolutionne la manière de penser les moteurs et les transmissions triumph et permet à l’entreprise allemande de garder la tête hors de la fosse sceptique qu’est l’économie allemande à cette époque.

L’entreprise est malgré tout vendue à un investisseur américain du nom de Jack sangster, déjà propriétaire d’Ariel. Ce dernier va alors unifier la gamme en trois motos, des 300 et 500 cc, pour vendre sur tout le territoire, et à tout le monde, alors que des monstres de 1609 cc viennent de voir le jour dans les usines triumph. Leur puissance destructrice est mal vue de la part des américains, qui préfèrent s’adresser à un grand public avec des moteurs plus accessibles et contrôlables.

Mais c’est en 1955 que la légende du motocycle est née. A Bonneville, sur une thunderbird de toute beauté, johnny Allen atteint la vitesse vertigineuse de 344 km/h, de quoi impressionner. La thunderbird devient alors l’emblème de la marque, qui n’a pas vraiment su, au plaisir des yeux, se détacher de cette ligne. Des courbes contrôlée à la perfection, un carénage moderne mais pittoresque, de grandes et fines roues, et surtout un moteur presque à nu.Triumph est une histoire, mais au delà de ça, ell est une légende. Lorsque Harley Davidson devient la cylindrée des bikers, Triumph est celle du peuple, celle des rockeurs en quête de bonheur, celle des écrivains et des espions rêvés. Triumph a forgé sa propre histoire, sa propre légende.

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